Prix Russophonie 2019

Treizième édition

2019

Le 13e prix Russophonie a été remis à

Christine Zeytounian-Beloüs

pour sa traduction de L’imparfait du temps passé de Grisha Bruskin

aux Nouvelles éditions Place.

Elle avait déjà reçu le prix Russophonie pour une traduction de poésie, cette fois, c’est sa traduction en prose, qui est récompensée.

Une sculpture originale du sculpteur Victor Kriouchkov ainsi qu’une récompense financière, lui ont été remis le samedi 16 février lors des Journées du livre russe en présence de l’auteur Grisha Bruskin.

Plasticien, Grisha Bruskin vit entre New York et Moscou. Il expose dans le monde entier ses tableaux, tapisseries, installations, sculptures qui tissent un lien esthétique original entre le monde soviétique, judaïque et occidental. Deux de ses livres sont publiés en France : Comme au cinéma (Ed. La Baconnière, 2016) et L’imparfait du temps passé 324 épisodes de la vie d’un artiste russe, récit d’une forme typiquement russe (le skaz) qui s’inspire de la tradition orale où se mêlent réel, imaginaire, histoire, mythologie, humour et nostalgie, faisant affleurer tout un monde spirituel.

Suite de petits chapitres d’une autobiographie en désordre, Imparfait du temps passé, appartient au skaz, cette forme de récit russe qui s’inspire de la tradition orale, qui part d’un ” discours improvisé ” : réel, imagination, histoire, mythologie et religion, humour (plus ou moins noir) et nostalgie…, tout élément se fond dans une infinie tendresse humaine. Cette promenade dans le temps passé s’ouvre sur un questionnement fondamental pour tous ceux qui se sont jamais posé la question d’écrire.

Le jury a également rendu hommage aux traducteurs de La Roue rouge d’Alexandre Soljenitsyne, Geneviève et José Johannet, relayés par Françoise Baqué-Louge, Jean-Paul Sémon et Anne Coldefy-Faucard. Soljenitsyne aura quasiment mis sa vie d’auteur à écrire ce roman historique monumental dont la traduction, tâche ardue et titanesque, aura duré pratiquement 40 ans.

Créé en 2006 par l’Association France-Oural et la Fondation Eltsine, Le prix Russophonie récompense la meilleure traduction du russe vers le français quelle que soit la nationalité de l’auteur, du traducteur ou de l’éditeur.

Lauréat 2019

Christine Zeytounian-Beloüs

pour sa traduction de

Mentions spéciales 2019

Sophie Benech pour sa traduction de

Voleur, espion et assassin de Iouri Bouïda (Gallimard) (ISBN 9782072723902)

Maria-Luisa Bonaque pour sa traduction de

Prague Nuit rouge de Pavel Pepperstein (Nouvelles Editions Place) (ISBN 9782376280361)

Hélène Henry pour sa traduction de

La cartothèque de Lev Rubinstein (Éditions Le Tripode) (ISBN 978-2370551542)

Frère Bertrand Jeuffrain pour sa traduction de

L’enfant de sucre d’Olga Gromova (Les éditions des Quatre Vivants) (ISBN 979-1-09-508705-2)