Prix Russophonie 2017

Onzième édition

2017
Le 11e prix Russophonie a été remis à

Fanchon Deligne

pour sa traduction du

couloir blanc : souvenirs autobiographiques : de la
naissance à l’exil de Vladislav Khodassevitch

aux éditions Interférences.

Fanchon Deligne est chercheuse en paléo-environnement et enseignante.

La jeune traductrice belge a fait ses premières armes sur un ouvrage consacré à l’archéologie, elle participé aux ateliers du Centre de Traduction littéraire de Bruxelles et, en 2010, à la première Fabrique des Traducteurs franco-russe au CITL d’Arles.

Les traductrices sélectionnées étaient :

Marianne Gourg-Antuszewicz

pour L’hôtel du futur de Gaïto Gazdanov

aux éditions Circé

Hélène Henry

pour Le Voyage de Hanumân D’Andreï Ivanov

aux éditions Le tripode

Anne de Pouvourville

pour Un poète fusillé : vers choisis De Nilolaï Oleïnikov

aux éditions Gallimard

Macha Zonina

pour Le Pont sur la Nerotch Léonid Tsypkine

aux éditions Christian Bourgois

Créé en 2006 par l’Association France-Oural et la Fondation Eltsine, Le prix Russophonie récompense la meilleure traduction du russe vers le français quelle que soit la nationalité de l’auteur, du traducteur ou de l’éditeur.

Association France-Oural 14 rue des Tapisseries 75017 Paris

http://www.prix-russophonie.fr – 33(0)1 46 22 55 18 prix.russophonie@gmail.com

Le prix lui a été remis lors des JOURNÉES DU LIVRE
RUSSE cette année consacrée « voix de la diaspora russophone traductrice s’est vu remettre une sculpture originale du sculpteur Victor Kriouchkov ainsi qu’une récompense financière.

Fanchon Deligne

pour sa traduction de

Le Couloir Blanc : souvenirs autobiographiques : de la naissance à l’exil de Vladislav Khodassevitch (Éditions Interférences) (ISBN 978-2-909589-33-6)

Catalogue 11e édition Prix Russophonie Paris 2017

Mentions spéciales 2017

Marianne Gourg-Antuszewicz pour sa traduction de

L’hôtel du futur de Gaïto Gazdanov (Éditions Circé)

Hélène Henry pour sa traduction de

Le Voyage de Hanumân de Andreï Ivanov (ru) (Éditions Le Tripode)

Anne de Pouvourville pour sa traduction de

Un poète fusillé, Vers choisis de Nikolaï Oleïnikov (en) (Éditions Gallimard)

Macha Zonina pour sa traduction de

Le pont sur la Nerotch de Leonid Tsypkine (Christian Bourgois Éditeur) (ISBN 978-2-267-02968-0)

PRIX RUSSOPHONIE 2017
Le Prix Russophonie qui récompense la meilleure traduction littéraire de l’année du russe vers le français, a été créé par le Centre Présidentiel Boris Eltsine et l’association France Oural.

Moment de rencontre privilégié des spécialistes et amoureux de la littérature russe, le Prix Russophonie a donné naissance en 2010 aux Journées du Livre Russe qui se déroulent à la Mairie du 5e arrondissement de Paris et rassemblent de nombreux auteurs, slavistes et amateurs de littérature. C’est désormais dans ce cadre que le prix est remis chaque année.

Cette année encore de nombreuses personnalités étaient présentes lors de la cérémonie de remise du prix, dont Madame Florence Berthout, Maire du 5e arrondissement de Paris, S.E.M. Alexandre Orlov, Ambassadeur de Russie en France, S.E.M. Alexandre Kouznetsov, Ambassadeur, délégué permanent de la Fédération de Russie auprès de l’UNESCO ainsi que les écrivains invités, des traducteurs et de nombreux représentants du milieu littéraire franco-russe.

Prix Russophonie 2017CATALOGUE PRIX 2017

La Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature La Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature

L’EDITO DE CHRISTINE MESTRE
C’est aussi, à travers les traductrices, le travail des professeures et des éditrices qui est récompensé.

Ouverte par la remise du prix Nobel à une écrivaine russophone, Svetlana Alexeevitch, La période couverte par le prix 2017 s’achève par l’élection à l’académie française d’Andreï Makine, membre du premier jury du prix Russophonie ! deux événements qui s’inscrivent chacun à sa manière dans la tradition de ce que la langue et la culture russe apportent depuis plus d’un siècle à notre culture.

L’année 2016 a été marquée par une production stable de traductions du russe : à côté des rééditions (Alexeevitch, Dostoïevski) certes trop peu nombreuses, ce sont plus de 60 nouvelles traductions par 48 traducteurs chez 45 éditeurs parmi lesquels, note le jury, on constate la quasi-absence des « grandes maisons ».

Certains, L’Herne, Interférences restent fidèles aux classiques. D’autres Christian Bourgois, Le Bruit du temps, Circé s’attachent à faire connaître des voix en leur temps étouffées ; Alidades, après plusieurs ouvrages consacrés à la prose de Vampilov publie une de ses pièces. Plus nombreux sont ceux qui ont fait le choix de la littérature contemporaine : c’est le cas de l’Atalante, de l’Aube, des Escales, de Mirobole, de Noir sur Blanc, du Ver à Soie, de Verdier, de deux jeunes maisons tournées essentiellement vers la Russie : Masha publishing et Louison Editions*, mais également de maisons qui publiaient pour la première fois des ouvrages traduits du russe : Agullo (Refuge 3/9 d’Anna Starobinets prix des Utopiales 2016), Le tripode (Le voyage de Hanumân d’Andreï Ivanov) et Monsieur Toussaint Louverture (La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan déclaré Meilleur livre de l’année par le Magazine LiRE 2016 Catégorie Fantastique).

La sélection du jury rend compte de cette diversité des œuvres, des maisons et des traductrices qui les portent. Cette année, comme pour la toute première édition du prix, qui avait récompensé Jean-Baptiste Godon, élève d’Anne Coldefy, qui le publiait dans la collection qu’elle dirige chez Verdier, c’est une toute jeune traductrice, Fanchon Deligne, formée à la Fabrique des traducteurs de russe organisée par le CITL qui est récompensée pour sa première traduction que lui a confiée Sophie Benech et c’est aussi, à travers les traductrices, le travail des professeures et des éditrices qui est récompensé.

  • La vitalité de l’édition et les efforts de son directeurs n’ont pourtant pas suffi à sauver la mythique librairie du Globe qui doit sa survie à son rachat par Louison éditions. En même temps que nous nous réjouissions de ce dénouement, nous nous trouvions confrontés à une situation épineuse car François Deweer, membre du jury depuis 2015, se trouvait de fait juge et partie. Le rachat s’étant fait en octobre, alors que le jury arrivait au bout de ses lectures. Afin de ne pas déséquilibrer le jury et de permettre d’établir un palmarès en toute impartialité, les membres du jury ont décidé de s’appuyer sur la règle qui s’appliquait déjà à toutes les traductions d’ouvrages qui impliquaient de près ou de loin un membre du jury, en excluant les ouvrages publiés par Louison éditions, ce que nous regrettons cependant vivement pour les traducteurs.

UN JURY TRÈS IMPLIQUÉ ET RENOUVELÉ

En 2017, Natalia Jouravliova, écrivaine russe résidant en France est venue remplacer l’écrivain russe Evgueni Bounimovitch aux côtés de Gérard Conio, François Deweere, Françoise Genevray, Irène Sokologorsky.

Le jury et sa directrice, Christine Mestre sont mobilisés non seulement dans le cadre du prix mais également pour l’animation ou la participation à des tables rondes, des rencontres, des conférences dans le cadre des Journées du Livre Russe, du Salon du Livre de Paris ou d’autres manifestations encore, comme, notamment le Festival Quartier du Livre organisé chaque année dans le 5e arrondissement de Paris.

CETTE ANNÉE LE CHOIX DU JURY S’EST PORTÉ SUR
LA TRADUCTION DE FANCHON DELIGNE POUR
LE COULOIR BLANC : SOUVENIRS AUTOBIOGRAPHIQUES : DE LA NAISSANCE À L’EXIL DE VLADISLAV KHODASSEVITCH
AUX ÉDITIONS INTERFÉRENCES.
LE COULOIR BLANC
LE COULOIR
BLANC

parmi les quelque 70 parutions de l’année 5 ouvrages étaient sélectionnés:

Fanchon Deligne pour

Le couloir blanc : souvenirs autobiographiques : de la naissance à l’exil De Vladislav Khodassevitch aux éditions Interférences


Marianne Gourg-Antuszewicz pour

L’hôtel du futur de Gaïto Gazdanov aux éditions Circé


Hélène Henry pour

Le Voyage de Hanuman D’Andreï Ivanov aux éditions Le Tripode


Anne de Pouvourville pour

Un poète fusillé : vers choisis De Nilolaï Oleïnikov aux éditions Gallimard


Macha Zonina pour

Le Pont sur la Nerotch Léonid Tsypkine aux éditions Christian Bourgois