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Les lauréats de 2007 à aujourd’hui /

2019

Le 13e prix Russophonie a été remis à

Christine Zeytounian-Beloüs

pour sa traduction de L’imparfait du temps passé de Grisha Bruskin 

aux Nouvelles éditions Place.

Elle avait déjà reçu le prix Russophonie pour une traduction de poésie, cette fois, c’est sa traduction en prose, qui est récompensée.

Une sculpture originale du sculpteur Victor Kriouchkov ainsi qu’une récompense financière, lui ont été remis le samedi 16 février lors des Journées du livre russe en présence de l’auteur Grisha Bruskin.

Plasticien, Grisha Bruskin vit entre New York et Moscou. Il expose dans le monde entier ses tableaux, tapisseries, installations, sculptures qui tissent un lien esthétique original entre le monde soviétique, judaïque et occidental. Deux de ses livres sont publiés en France : Comme au cinéma (Ed. La Baconnière, 2016) et L’imparfait du temps passé 324 épisodes de la vie d’un artiste russe, récit d’une forme typiquement russe (le skaz) qui s’inspire de la tradition orale où se mêlent réel, imaginaire, histoire, mythologie, humour et nostalgie, faisant affleurer tout un monde spirituel.

Suite de petits chapitres d’une autobiographie en désordre, Imparfait du temps passé, appartient au skaz, cette forme de récit russe qui s’inspire de la tradition orale, qui part d’un ” discours improvisé ” : réel, imagination, histoire, mythologie et religion, humour (plus ou moins noir) et nostalgie…, tout élément se fond dans une infinie tendresse humaine. Cette promenade dans le temps passé s’ouvre sur un questionnement fondamental pour tous ceux qui se sont jamais posé la question d’écrire.

Le jury a également rendu hommage aux traducteurs de La Roue rouge d’Alexandre Soljenitsyne, Geneviève et José Johannet, relayés par Françoise Baqué-Louge, Jean-Paul Sémon et Anne Coldefy-Faucard. Soljenitsyne aura quasiment mis sa vie d’auteur à écrire ce roman historique monumental dont la traduction, tâche ardue et titanesque, aura duré pratiquement 40 ans.

Créé en 2006 par l’Association France-Oural et la Fondation Eltsine, Le prix Russophonie récompense la meilleure traduction du russe vers le français quelle que soit la nationalité de l’auteur, du traducteur ou de l’éditeur.

2018

YVAN MIGNOT LAURÉAT DU 12E PRIX RUSSOPHONIE

YVAN MIGNOT

a reçu samedi 3 février le 12e prix Russophonie

pour sa traduction de

ŒUVRES : 1919-1922 de Velimir Khlebnikov, 

parue aux édition Ed.Verdier

Le prix lui a été remis lors des Journées du livre russe cette année consacrées aux Femmes dans la littérature russe, auteures et héroïnes qui ont rassemblé de nombreux auteurs parmi lesquels Ludmila Oulitskaïa, Zakhar Prilepine, Roman Sentchine, Alissa Ganieva, Sergueï Chargounov, Elisabeth Alexandrova-Zorina, Elena Tchijova…

Avec cette traduction d’Yvan Mignot, c’est la 4e fois qu’une traduction des éditions Verdier est récompensée par le prix Russophonie cette fois pour une entreprise ambitieuse autant qu’audacieuse, que représente la première publication de l’œuvre d’un poète mort en 1922, que beaucoup considéraient comme le plus grand, et qui clama en son temps la nécessité d’inventer une langue nouvelle, le « Zaoum » ou « langue d’outrâme universelle».

Seul un poète pouvait mener à bien cette entreprise impossible c’est le cas d’Yvan Mignot qui creuse depuis de nombreuses années son sillon autour de l’œuvre de Vélimir Khlebnikov et nous livre cette traduction inspirée.

Les traducteurs sélectionnés étaient

Yves Gauthier pour L’ours est mon maître de Valentin Pajetnov, Ed. Transboréal

Cécile Giroldi pour Je suis Tchétchène de German Sadulaïev, Ed. Louison

Jean-Christophe Peuch  pour Suicide  de Marc Aldanov, Ed. des Syrtes

Christine Zeytounian-Beloüs pour Le livre invisible suivi du journal invisible de Sergueï Dovlatov,  Ed. La Baconnière

Créé en 2006 par l’Association France-Oural et la Fondation Eltsine, Le prix Russophonie récompense la meilleure traduction du russe vers le français quelle que soit la nationalité de l’auteur, du traducteur ou de l’éditeur.

Association France-Oural 14 rue des Tapisseries 75017 Paris

http://www.prix-russophonie.fr – 33(0)1 46 22 55 18 prix.russophonie@gmail.com

2017

Le 11e prix Russophonie a été remis à

Fanchon Deligne

pour sa traduction du

couloir blanc : souvenirs autobiographiques : de la
naissance à l’exil de Vladislav Khodassevitch

aux éditions Interférences.

Fanchon Deligne est chercheuse en paléo-environnement et enseignante.

La jeune traductrice belge a fait ses premières armes sur un ouvrage consacré à l’archéologie, elle participé aux ateliers du Centre de Traduction littéraire de Bruxelles et, en 2010, à la première Fabrique des Traducteurs franco-russe au CITL d’Arles.

Les traductrices sélectionnées étaient :

Marianne Gourg-Antuszewicz

pour L’hôtel du futur de Gaïto Gazdanov

aux éditions Circé

Hélène Henry

pour Le Voyage de Hanumân D’Andreï Ivanov

aux éditions Le tripode

Anne de Pouvourville

pour Un poète fusillé : vers choisis De Nilolaï Oleïnikov

aux éditions Gallimard

Macha Zonina

pour Le Pont sur la Nerotch Léonid Tsypkine

aux éditions Christian Bourgois

Créé en 2006 par l’Association France-Oural et la Fondation Eltsine, Le prix Russophonie récompense la meilleure traduction du russe vers le français quelle que soit la nationalité de l’auteur, du traducteur ou de l’éditeur.

Association France-Oural 14 rue des Tapisseries 75017 Paris

http://www.prix-russophonie.fr – 33(0)1 46 22 55 18 prix.russophonie@gmail.com

Le prix lui a été remis lors des JOURNÉES DU LIVRE
RUSSE cette année consacrée « voix de la diaspora russophone traductrice s’est vu remettre une sculpture originale du sculpteur Victor Kriouchkov ainsi qu’une récompense financière.

2016

Odile Belkaddar lauréate du 10e prix Russophonie

Le 10e Prix Russophonie, récompensant la meilleure traduction en français d’un livre en langue russe, a été remis samedi 6 février à

Odile Belkeddar,

lors des Journées du Livre russe 2016.

La traductrice est distinguée pour sa traduction du livre de littérature jeunesse l’Insigne d’argent de Korneï Tchoukovski,

publié aux éditions L’école des loisirs au cours de l’année 2015.

La sélection réunissait cette année des traducteurs de textes très divers, de la littérature jeunesse au confidentiel et sulfureux Rozanov (Dernières feuilles, traduit par Jacques Michaut-Parterno aux éditions des Syrtes), en passant par le plasticien biélorusse Artur Klinau (Minsk, Cité de rêve, traduit par Jacques Duvernet, Ed. Signes et balises), le déjà classique Victor Astafiev (La joie du Soldat, traduit par Anne Coldefy-Faucard, éditions du Motif) ou le médiéviste Vodolazkine, Les quatre vies d’Arseni, traduit par Anne-Marie Tatsis-Botton (Éditions Fayard).

// Biographie //

Odile Belkeddar a été bibliothécaire de 1975 à 2011 à Aubervilliers, puis à Pantin (Seine-Saint-Denis). Elle a dirigé la collection Passages aux éditions Le Sorbier de 1995 à 1999. Auteure d’articles sur les livres russes pour la jeunesse depuis 1977 dans la Revue des livres pour enfants (lajoieparleslivres.bnf.fr), elle a traduit des textes pour la jeunesse du russe et de l’anglais tels que : Drôle de sapin de Segueï Kozlov, Pomme d’Api, Bayard-presse, 1988 ; Jeux d’enfants d’Anatolyi Kim, Syros, 1990 ; Un cheval pour seul ami de Nikolaï Atarov, Le Sorbier, 1998 ; Le petit cheval de feu de Vladimir Maïakovski, Deslires, 2003. Elle traduit également des auteurs contemporains : extraits de dix titres in LRS (Lettres russes), N°44, 45, 2011 : Je m’appelle Isaac et j’ai été un enfant caché d’Isaac Millman, Cercil, 2012 ; Les métamorphoses d’Olia d’Olga Sedakova , Actes-Sud, 2014 ; Les deux carrés d’El Lissitzkys, MeMo, 2014 ; L’insigne perdu de Korneï Tchoukovski, L’école des loisirs, 2015 ; Dis non ! d’Assia Petrova, L’école des loisirs, 2016. Elle est intervenu lors des 32es Assises de la traduction littéraire à Arles, pour animer un atelier de traduction du russe avec l’auteur Assia Petrova.

2015

Hélène Sinany lauréate du 9e prix Russophonie
pour sa traduction du Persan d’Alexander Ilichevsky, éditions Gallimard, 2014

4 autres traducteurs étaient nominés :
Marianne Gourg-Antuszewicz pour Le temps des femmes d’Elena Tchijova, Ed. Noir sur Blanc

Luba Jurgenson pour Camarade Kisliakov de P Romanov, Ed. Héros-Limite

Paul Lequesne pour Histoires de Cimetière de Boris Akounine Grigori Tchkhartichvili, Ed. Noir sur blanc

Raphaëlle Pache pour Vongozero de Yana Vagner, Ed. Mirobole

Les membres du jury : Evgueni Bounimovitch, Agnès Desarthe, Gérard Conio, Françoise Genevray et Irène Sokologorsky ont souligné la richesse et la diversité des ouvrages traduits et salué le retour du roman.

2014

Après la poésie l’an passé, ce sont cette année les essais et un roman policier qui sont à l’honneur du 8e prix Russophonie Le jury a retenu les traductions de :

– Marina Berger pour Le Style et l’époque de Moisseï Guinzbourg, éditions Infolio ;

– Yves Gauthier pour Ciel orange d’Andreï Rubanov, édition Ombres noires ;

 Luba Jurgenson pour Le Livre du retour de Julius Margolin, éditions Le Bruit du temps ;

– Nina Kéhayan pour Portrait critique de la Russie de Dina Khapaeva, éditions de L’aube ;

– Françoise Lhoest pour Lettres des Solovki, de Paul Florensky éditions de l’Âge d’homme ;

C’est le 1e février 2014, lors des Journées du livre russe et des littératures russophones, à la Mairie du 5e arrondissement que le jury, composé d’Evgueni Bounimovitch, Agnès Desarthe, Gérard Conio, Françoise Genevray et Irène Sokologorsky dévoilera le nom de la (ou du ) lauréat(e) .

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2013

La lauréate, Hélène Henri a été récompensée pour sa traduction de Boris Pasternak, passionnante biographie de Dmitri Bykov, déjà distinguée par le Booker russe.
Rendant hommage au travail de la traductrice, Agnès Desarthe, membre du jury, a souligné le véritable exploit réalisé par la traductrice pour parvenir à rendre les extraits poétiques choisis par l’auteur pour illustrer le style de Pasternak.

Traductrice littéraire depuis 1975 Hélène Henri – Safier a notamment traduit Mandelstam, Pasternak, Tsvetaieva, Brodsky, une Anthologie de la poésie russe contemporaine.
Elle enseigne la traduction à la Sorbonne est co-responsable du comité russe à la Maison Antoine Vitez et formatrice à l’Ecole de traduction de Bruxelles et à l’ETL (Paris, CNL).

2012

Le 6ème Prix Russophonie pour la meilleure traduction du russe en français a été attribué le 30 janvier à Anne – Marie Tatsis – Botton pour Souvenirs du futur de Sigismund Krzyzanowsky, auteur qui n’avait pas été publié de son vivant, que les éditions Verdier se sont attachées à faire connaître en France.

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Déjà lauréate du prix Halpérine-Kaminsky (2006) pour Souvenirs de Marina Tsvetaïeva et La Flûte aux souris d’Alexis Rémizov, Anne – Marie Tatsis – Botton a été choisie parmi la sélection retenue où figuraient les traducteurs les plus chevronnés : Anne Coldefy- Faucard (La Tourmente de Vladimir Sorokine), Henri Deluy (L’Amour, la poésie, la révolution de Vladimir Maïakovski) Bernard Kreise (La Tête de mon père d’Elena Botchorichvili)André Marcowicz (Le Soleil d’Alexandre).

2011

Le 5ème Prix Russophonie 2011
a été décerné à Luba Jurgenson pour la traduction de Apologie de Pluchkine, de Vladimir Toporov aux éditions Verdier,

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Julie Bouvard pour la traduction de Le Syndrome de Fritz.

Julie Bouvard
Julie Bouvard pour la traduction de Le Syndrome de Fritz,
de Dmitri Bortnikov, aux éditions Noir sur blanc.

2010

Le 4ème Prix “Russophonie” pour la meilleure traduction du russe en français a été attribué le à Sophie Benech, pour sa traduction du Conte de la Lune non éteinte de Boris Pilniak (éditions Interférences) et à Christina Zeytounian-Beloüs, pour sa traduction du poème Premier rendez-vous d’Andreï Bely ( éditions Anatolia) . Sophie Benech, traductrice attitrée de Ludmila Oulitskaïa dirige aussi la maison d’édition qu’elle a fondée, Interférences . Peintre, illustratrice, Christine Zeytounian-Beloüs est aussi poète. Elle a traduit de très nombreux ouvrages et s’attache à faire connaître la poésie en langue russe.

Remise du prix Russophonie 2010

2009

Le 3ème Prix Russophonie a été décerné le 17 janvier 2009 à Hélène Châtelain pour la traduction d’Eloge des voyages insensés de Vassili Golovanov aux éditions Verdier.
Le jury, composé de l’écrivain ukrainien Andreï Kourkov et de spécialistes de la littérature russe et comparée : Irène Sokologorsky, Présidente d’honneur de l’université de Vincennes – St Denis, Françoise Genevray, Maître de conférences à l’université Jean Moulin, Jean Bonamour et Gérard Conio, Professeurs émérites, a rendu hommage à Claude Frioux pour la traduction de Jessie et Morgane d’A.Grine (L’HARMATTAN) et pour l’ensemble de son œuvre et à Jacques Imbert pour La Ravine de S.Essénine ( HARPO &)
Ont été également distingués : Anne Coldefy – Faucard et Jacques Catteau Pour Vavitch de B.Jitkov, (CALMANN-LEVY) et Marie-Noëlle Pane pour Voyage à Briansk d’Olga Sedakova (Clémence Hiver).

Hélène Châtelain
pour la traduction d’Eloge des voyages insensés de Vassili Golovanov aux éditions Verdier.

2008

Pour la deuxième édition du Prix Russophonie le jury constitué de spécialistes de la littérature en langue russe et de l’écrivain ukrainien Andreï Kourkov a récompensé Joëlle Dublanchet pour ses traductions de Pathologies de Zakhar Prilepine ( éditions des Syrtes ), roman terrible sur la guerre en Tchétchénie et de l’Année du Mensonge d’Andreï Guelassimov ( éditions Actes Sud ), roman qui plonge le lecteur dans le Moscou improbable de la fin des années 1990 où chacun tente de trouver sa place.
Un hommage a été rendu à Lily Denis pour l’ensemble de sa carrière ( Edmonde Charles-Roux écrivait à son propos : « Quand paraît un grand roman russe dans la traduction de Lily Denis, on sait que l’on tient un exceptionnel moment de lecture ») et pour sa traduction des Hauts de Moscou de Vassilii Axionov, tableau iconoclaste et décapant des dernières années de Staline.
Luba Jurgenson a été également distinguée pour sa traduction de Têtes interverties de L. Guirchovitch ( éditions Verdier). L’auteur lui-même musicien décrit le destin d’un violoniste juif échoué par miracle dans un orchestre allemand pendant la guerre.
C’est enfin Nicolas Struve qui est distingué pour sa traduction des Lettres de Marina Tsvétaéva à Konstantin Rodzévitch ( éditions Clémence Hiver)
Avec plus de quarante ouvrages, sans compter une dizaine de rééditions importantes, publiés cette année, la France est de très loin le pays européen qui publie le plus d’ouvrages traduits du russe.

Joëlle Dublanchet
pour la traduction des livres Pathologies de Prilepine et de L’année du mensonge de Guelassimov ex-aequo

2007

Pour la première édition, le jury présidé par Andreï Makine, a distingué cinq ouvrages parmi les 32 en compétition. Le prix a été remis le 27 janvier 2007 lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au salon EXPOLANGUES-Paris, en présence des Ambassadeurs de Russie et d’Ouzbékistan, des écrivains Andreï Makine et Tchinguiz Aïtmatov et de nombreuses personnalités du monde littéraire et de la coopération franco-russe.

LE LAURÉAT

Jean-Baptiste GODON
pour la traduction de Au Diable Vauvert d’Evgueny ZAMIATINE